· Passion Habitat, rénovation de salle de bain en PACA
Poser les bons critères avant de trancher
Quand on lance une rénovation de salle de bain, la question de la douche italienne ou de la baignoire arrive presque toujours en premier, et c’est normal : c’est elle qui conditionne le plan, la plomberie, le budget et l’ambiance de la pièce. Le piège, c’est de choisir par tendance — « tout le monde met une italienne » — ou par habitude — « on a toujours eu une baignoire ». Or le bon équipement n’est pas le plus à la mode, c’est celui qui colle à votre usage réel et à votre logement.
Cinq critères permettent de décider sans se tromper : l’usage (qui se lave, comment, à quelle fréquence), l’espace disponible et la configuration de la pièce, le budget global travaux compris, l’accessibilité aujourd’hui et dans dix ou vingt ans, et enfin la revente du bien. À ces cinq-là s’ajoutent deux paramètres pratiques : l’entretien au quotidien et la consommation d’eau.
Gardez en tête qu’il ne s’agit pas d’un match à somme nulle. Beaucoup de rénovations réussies conservent une baignoire quelque part dans le logement et installent une douche italienne ailleurs. L’objectif de ce guide n’est pas de vous vendre une solution, mais de vous donner une grille de lecture claire pour arbitrer, puis affiner le projet avec un professionnel sur devis détaillé.
La douche italienne : avantages, limites et contraintes techniques
La douche italienne, c’est d’abord une douche de plain-pied, sans marche ni bac saillant. Ce détail change tout : elle agrandit visuellement la pièce, se franchit sans effort et se nettoie d’un seul geste. Esthétiquement, c’est la solution la plus recherchée aujourd’hui, avec sa paroi vitrée, son carrelage continu et sa robinetterie apparente.
Ses limites sont surtout techniques. Une italienne suppose une pente d’écoulement vers la bonde, une étanchéité sous carrelage irréprochable (natte ou système d’étanchéité liquide) et une évacuation correctement dimensionnée. Sur un sol existant qui ne permet pas de creuser, on passe par un receveur extra-plat : il offre le rendu d’une italienne avec seulement quelques centimètres de ressaut.
Elle demande aussi un peu de discipline : sans porte pleine, il faut une paroi bien pensée pour éviter les projections, et un carrelage antidérapant pour la sécurité. Bien réalisée, elle est durable et confortable ; bâclée sur l’étanchéité, elle devient une source de sinistres.

La baignoire : pour qui reste-t-elle pertinente ?

On l’enterre un peu vite, pourtant la baignoire garde de vrais atouts. Pour une famille avec de jeunes enfants, elle reste le moyen le plus simple de donner le bain, de laver un tout-petit ou de faire tremper du linge. C’est aussi un équipement de confort : un bain chaud après une journée dehors n’a pas d’équivalent sous une douche.
Elle joue enfin un rôle sur la revente. Sur une maison familiale de trois chambres ou plus, l’absence totale de baignoire peut écarter des acheteurs avec enfants. Beaucoup de familles considèrent qu’une maison « sans baignoire » n’est pas complète, à tort ou à raison.
Ses faiblesses sont connues : elle mobilise de la place, se franchit en l’enjambant — un vrai risque en vieillissant — et consomme beaucoup d’eau à chaque bain. La baignoire reste donc pertinente là où le confort familial prime sur le gain de place.
Le match, critère par critère
Aucun équipement ne gagne sur tous les tableaux. Voici, poste par poste, celui qui prend l’avantage — à vous de pondérer selon ce qui compte le plus dans votre projet.
Gain de place
Sans conteste, l'avantage revient à la douche italienne. De plain-pied et sans paroi opaque, elle allège visuellement la pièce et libère de la surface au sol, ce qui compte énormément dans les petites salles de bain d'appartement. Une baignoire standard mobilise près de deux mètres de long ; à surface égale, remplacer un bain par une douche italienne peut transformer une pièce à l'étroit en espace respirable.
Budget et pose
À l'installation, la baignoire classique garde souvent l'avantage : moins d'étanchéité, moins de reprise de sol. La douche italienne demande une pente, une étanchéité sous carrelage et parfois une adaptation de l'évacuation, donc une main-d'œuvre plus technique. Les receveurs extra-plats réduisent l'écart. Le poste décisif reste l'état de votre sol et de vos évacuations, à chiffrer sur devis.
Accessibilité, PMR et vieillissement
Ici la douche italienne domine largement. L'absence de ressaut supprime l'enjambement, principale source de chute dans une salle de bain, et permet l'accès d'un fauteuil roulant ou d'un siège de douche. Pour anticiper le maintien à domicile, une italienne avec barre d'appui et sol antidérapant est le choix le plus sûr. La baignoire, à l'inverse, devient contraignante avec l'âge.
Entretien au quotidien
La douche italienne, sans bac rapporté, se nettoie facilement d'un seul geste, mais ses joints et son sol carrelé demandent une vigilance régulière contre le calcaire et les moisissures, surtout en zone très minéralisée. La baignoire se rince vite mais retient le tartre sur ses parois et reste plus encombrante à récurer. Une paroi vitrée traitée anticalcaire simplifie nettement l'entretien d'une italienne.
Valeur à la revente en PACA
Sur le marché provençal, une douche italienne contemporaine séduit acheteurs jeunes, investisseurs locatifs et acquéreurs d'appartements. Sur une maison familiale, conserver au moins une baignoire élargit la cible et rassure les familles. Le bon arbitrage : italienne dans les logements et salles d'eau secondaires, baignoire maintenue dans la salle de bain principale d'une maison destinée aux familles.
Consommation d’eau
Une douche courte consomme nettement moins qu'un bain, qui remplit un volume important à chaque usage. Pour un foyer qui douche au quotidien, l'économie d'eau et d'énergie de chauffe est tangible sur l'année. La nuance : une douche longue à fort débit peut rattraper un bain. Une robinetterie économe et une pomme à débit maîtrisé font la différence, quel que soit l'équipement.


